YVES MARTINET
DRAME DE GRISAILLE
poèmes
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à Isabelle
à Éric et Florence
et au ciel qui nous arrache les ailes
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LA SOMNOLENTE CLEF D’un voyage que je fis dans ma jeunesse J’entends le souvenir des anciennes voix Je redeviens sensible au lycée troublant Et le seul visage que je me connaisse A tant de peine déposée ici-bas Je veux revenir et dormir sur un banc Somnambules dans le convoi des adieux Sur des routes allant à l’horizon noir Vers la solitude où le soleil descend Comme du charbon des montagnes mes yeux Brillent tristement dans le noir du miroir Et le train emporte mon rêve tremblant Ne m’éveillez pas à la rentrée studieuse Pluvieuses nuées porteuses des frimas J’aimais les néons pensifs au soir tombant Dans l’apesanteur des salles en couveuse Le petit cartable a mal à l’estomac Dis-moi d’où viennent les premiers cheveux blancs Aux fleuves anciens stationnant sous l’orage L’ébauche d’un cœur-à-la-flèche de craie Et douce comme la plume y dessinant Quand la page du ciel ploie sous les nuages L’automne écolier assemble mon portrait Au bout des couloirs emportés par le vent |
SUIVANTS :
LES JOURS ET LES NUITS
LA VIE QUOTIDIENNE
DES AMBIANCES PERDUES
PLANÈTE DU RÊVE SUR LA TERRE DES BROUILLARDS
LES MÉDICAMENTS
LECTURE DE LA MAIN COUPÉE
EN CE BAS-MONDE
LA VIOLENCE
ON DIRAIT DES OISEAUX QU’ILS SONT UN HOMME ABSENT
PRISON D’ÉTHER
SONNET DE LA PORNOGRAPHIE LOINTAINE
PRÉFACE LE PENDU
DANS LE CIEL
ÉPHÉMÉRIDES
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